Une
petite ballade à pied, depuis la Maison de l'Argentiier du Roy, vous
permettra d’approcher l’Église Saint-Ours, ancienne collégiale romane
Notre-Dame, XIème/XIIème
siècles restaurée XIXème siècle : narthex à voûte angevine XIIème
siècle, portail sculpté, clocher-porche à étage octogonal et flèche
moderne, nef de deux travées carrées couvertes de pyramides creuses,
les "dubes", qui rende cet édifice unique et très énigmatique
(Violet-le-duc le remarquant dans ses notes, lors de la restauration,
qu’il y fit , au XIX ème ) collatéraux XIIIème siècle, et XIV ème /
XVème siècles, carré du transept coiffé d'une coupole sur trompes
supportant un clocher carré à flèche octogonale, transepts en berceau,
chœur en berceau, abside et absidioles en cul-de-four, crypte XIème
siècle, autel gallo-romain servant de bénitier, maître-autel XVIIIème
siècle, buste-reliquaire de saint Ours, pièce de lin dite "Ceinture de la Vierge", relique offerte par Geoffroy Grisegonelle, comte
d'Anjou au Xème siècle.
Cette relique aurait été prise en
Palestine lors de la 1ère croisade, avec les
Templiers…ajoutant ainsi, des questions au mystère ….
Logis
Royal et Donjon de Loches
Elevée
autour d’un monastère fondé au Ve siècle par Saint Ours, la forteresse
de Loches, bâtie sur un éperon rocheux stratégique, passe aux mains des
comtes d’ Anjou en 886. Ces derniers construisent une forteresse
imposante pour affronter la Maison de Blois. Foulques Nerra
((vous allez beaucoup, en entendre parler, dans notre ballade) érigent
le donjon au cours du XI e. En 1193, après des intrigues avec Jean-sans-Terre (son frère le roi Richard Cœur de Lion est retenu prisonnier en Autriche à
son retour de croisade),
Philippe Auguste prend
possession de Loches. De retour, en 1194, Richard reconquiert la forteresse après une
brève bataille. En 1205, Philippe
Auguste
reprend le site, après un an de siège. Saint Louis,
conscient de l’intérêt stratégique de l’endroit, reprend Loches en
1249. Pendant six siècles, la forteresse administrée par des
gouverneurs royaux, appartiendra aux rois de France . C’est au début de
cette période que l’éperon rocheux est ceinturé de murailles et de
tours défensives. A la fin du XIV, Charles VI reconstruit le logis où Charles VII résidera avec Agnès Sorel (sa favorite en titre à partir
de 1444) ; c’est là que Jeanne
d’arc ,
le rencontrant pour la 2éme fois, le décide à partir pour Reims.
L’héroïne qui venait de reprendre Orléans marquait par cette victoire
l’authenticité de sa mission. Agnès Sorel vivait au château avec le roi et
participait aux cérémonies. Charles
lui avait donné le château de beauté en champagne, ce qui lui valut ce
nom de « dame de beauté » par son domaine comme en réalité.
On doit lui savoir gré d’avoir mis à profit, l’ascendant qu’elle avait
sur le roi pour soutenir des hommes tels que Jacques Cœur, Brézé, Richemont,
les plus fidèles tenants de la monarchie légitime. Si le luxe dont elle
faisait étalage scandalisait car elle aimait les pierres précieuses,
les soieries d’orient, les draps d’or que lui faisait venir d’Orient, Jacques Cœur,
elle n’en manifestait pas moins une grande dévotion dont on ne peut
suspecter la sincérité et une inlassable générosité envers les pauvres.
Aux derniers jours de sa brève existence « la belle des
belles » combla de bienfaits la Collégiale Notre Dame de Loches et
lui légua en mourrant en 1450, 2000 écus d’or. C’est dans le sanctuaire
qu’elle fut enterrée entre la forteresse médiévale et le logis royal .
Pendant trois siècles, les chanoines en réclament l’enlèvement jusqu’à
ce que Louis
XVI
cède. Le gisant d’Albâtre, aujourd’hui retourné dans une aile de la
colleliale apres avoir été longtemps dans une salle du logis Royal,
reproduit les traits de la Dame de Beauté, veillée par deux anges, les
pieds appuyés sur deux jeunes béliers qui évoquent son prénom. Sur la
plaque de marbre noir, une inscription en lettres gothiques rappelle
ses titres et ses vertus.
Louis XI (qui s’éloigne de Loches pour Tours, chassé
par les mauvais souvenirs de son enfance) , puis Louis XII achèvent les travaux , notamment pour
reconvertir les lieux en prison. Néanmoins, Louis XII
fait construire pour Anne de Bretagne, son épouse un merveilleux
oratoire, chef d’œuvre de style gothique décoré d’hermines accompagnée
de sa devise « plutôt la mort que la souillure » et de
cordelières rappelant qu’elle faisait partie du tiers-ordre
franciscain, qui vient s’y recueillir.
Le
Donjon devient prison d’Etat avec le terrible Martelet une énorme
chemise de maçonnerie creusée de souterrains, dans laquelle trois
étages de cachots sont aménagés. Et de se succéder, hommes de cour
coupables de trahison ou ennemis étrangers : un des plus célèbre
est sans doute Ludovic Sforza, duc de Milan (1452-1508) enfermé après qu’il
est perdu le Milanais à l’avènement de Louis XII et
y reste jusqu’à sa mort. Pour s’occuper, il décore sa cellule
d’étoiles, de couleuvrines et de sentences. Dans une cellule voisine,
deux détenus ecclésiastiques ont gravé dans la muraille un autel et les
quatorze tableaux d’un chemin de croix.
La
révocation de L’édit de Nantes permet à Louis XIV d’y enfermer les
chefs protestants. La Révolution y enferme nobles et bourgeois de la
ville et des environs. Jusqu’en 1926, le donjon continue son rôle de
prison municipale, ce qui a permis d’être entretenu, contrairement à
Chinon. Une deuxième enceinte fortifiée, interrompue à chacune de ses
extrémités et en son milieu par des poternes massives, hersées et
crénelées qui permettaient de surveiller les entrées. Les élévations de
la cité royale et du logis ont été effectuées au XIX e à la suite de
restaurations. Ainsi, l’escalier monumental, gardé par des chiens de
pierre, qui permet d’accéder aux salles du château est une intervention
de cette époque. Il en va de même pour l’appareillage des tourelles,
les échauguettes, le chemin de ronde et autres fantaisies qui ornent le
bâtiment sur toutes ses façades. Seule la Tour d’Agnès Sorel reliée au
bâtiment par une courtine, a conservé sa pureté d’origine.
Ville de
Loches
Patrie d'Alfred de Vigny
(1797-1863) et de l'explorateur Louis Delaporte (1842-1925), qui a
découvert Angkor.
La
ville comprend tout un ensemble des quartiers anciens (secteur
sauvegardé)... avec de jolies demeures dont la plupart , au gré d'une
ballade peuvent être bien visibles de la rue:
- Porte Picoys XVème siècle et
hôtel de ville Renaissance.
- Maison de la Chancellerie
Renaissance, 10-12, rue du Château.
- Maison du Centaure
Renaissance, 14, rue du Château : groupe sculpté (Hercule, sa femme
Déjanire et le centaure Nessus).
- Maison d'Agnès Sorel, 19,
rue du Château
- Maison XVème siècle,
1, rue du Château.
- Maisons XVIème
siècle, 4, Grande-Rue et 3, rue Traversière-St-Antoine.
- Enceinte du fort
Saint-Ours XIIème siècle :
courtine
flanquée de tours circulaires, tour du fort Saint-Ours, flanquant la
façade d'un immeuble:
Maison
de l'Intendant XVIème/XVIIème siècles, 17, rue Saint-Ours
Maison
de l'Argentier du Roi XVème/XVIème siècles, 21, rue Saint-Ours.
-
Hôtel XVIIème siècle, 33, rue Quintefol.
-
Hôtel Nau XVIème siècle, 23, rue Saint-Antoine.
Tour
St Antoine,
Du
XVIème siècle ; Cette Tour, construite entre 1529 et 1575, servait
à la fois de beffroi et de clocher à une chapelle contiguë. On ne peut
la visiter que le jour du Patrimoine, une fois par an.
Porte des Cordeliers
La
Porte des Cordeliers date du XVème siècle, porte de l'enceinte
urbaine : tour quadrangulaire à mâchicoulis et échauguettes en
encorbellement, fenêtres sculptées.
Elle faisait partie de
plusieurs portes similaires qui controlaient les entrées de la Ville.
La Porte de Chatillon (au pied des Rampes, rue quintefol, a été
détruite lors de l'eboulement de 1738. Et des restes de la porte
Poitevine et de la tour d'enceinte, sont encore visibles; au debut de
la rue du mail de la Poterie et mail Droulin.
En Clair, il faut venir
à Loches pour découvrir ses trésors...!
Vous ne manquerez pas de visiter
cette si jolie Ville , avec le petit train, qui commente d'anecdotes
d'Histoire, son tour complet , y compris en passant dans nos ruelles
étroites.
Voici une petit video d'une grande
partie de la ballade .... mais agrémentée , de façon très
humoristique....
Attention:
tout n'est pas réel, elle est l'oeuvre d'un
ami, qui est un passionné de cette ville aussi, et qui a , naguère,,
travaillé avec Benny Hill a la BBC.. Ca se remarque...
A partir de 4"20 vous apercevez La
Maison de l'Argentier, et à 4"30, vous passez devant sa Porte, rue
Saint Ours.
Visitez
notre belle cité médiévale, de Loches en Touraine sur/avec votre
Smartphone: ( Iphone - Android )
L’application est téléchargeablegratuitement
sur l’AppStore ou par flashcode aux points de location
Voici quelques videos tirées de cette visite
audioguidée de Loches
0-Présentation (La Maison de l'Argentier
du Roy y est visible sur toutes ces images...)