La Maison de l'Argentier du Roy est proche d'Amboise
Depuis ses chambres d'hotes et son Gite de charme, il est
très simple d'aller visiter le
Château d’Amboise :
A
mi-chemin entre Tours et Blois, Amboise fut de touts temps un site
stratégique habité et vite fortifié.

Plusieurs
forteresses se succédèrent sur cet éperon rocheux dominant la Loire. Le
domaine appartient depuis longtemps à l’illustre famille d’Amboise
représenté par Louis Ier. Celui se voit confisqué son bien par Charles VII,
vers 1431. En effet, à cause de la guerre de Cent ans, le roi et sa
cour déserte les rives de la Seine pour celle de la Loire. Charles VII
agrandit le château et accole à la Collégiale construite vers 1030 par Foulques Nerra - toujours lui.. !-) la chapelle Saint
Michel : les deux sont détruites plus tard.Louis XI, le
successeur de Charles VII, installe sa famille à Amboise, transforme et ajoute
un corps de bâtiment au sud.
Son fils, Charles VIII,
né et élevé à Amboise en 1470, succède à son père en 1483 et fait
construire les deux énormes tours féodales du château : la Tour
des Minimes (du nom du Couvent des Minimes) où l’on y trouve autour
d’un noyau central, une rampe pour chevaux et chariots qui s’élève
jusqu’aux terrasses et la Tour Hurtault, couronnée d’un chemin de
ronde, couverte d’un toit conique dont les décors intérieurs
manifestent un goût prononcé pour l’italianisme.
Son épouse Anne de Bretagne,
établit une vie de cour brillante tandis que son époux ordonne
l’agencement des jardins, étagés entre le palais et les fossés, suivant
les idées rapportés des campagnes d’Italie. Le roi meurt à l’age de 28
ans, un après midi d’avril 1498, victime d’un accident : sa tête
heurte un linteau d’une porte basse alors qu’il s’en allait assister à
une partie de jeu de paume. Anne de
Bretagne, comme convenu, épouse
l’année suivante Louis XII, le successeur de Charles
VIII, mort sans descendant, mais le
couple ne reste pas à Amboise. C’est sa cousine, Louise de Savoie,
qui y séjournera avec ses enfants, dont le futur roi François Ier .
Celui-ci sacré roi en 1515,
ramène d’Italie, Léonard de Vinci qui logera au Clos Lucé, tout près et organise avec
lui de splendides fêtes.
François Ier délaisse Amboise pour Chambord ou Fontainebleau, ses
chefs-d’œuvre.
En 1551, Henri II et Catherine de Médicis s’installent au Château et tentent de redonner à la
cour tout son éclat, d’en faire le rendez
vous de tous les arts. En 1560, sous le règne de François II,
le fils de Catherine, un complot fomenté par les Huguenots dont le
Prince de Condé, est déjoué et les conspirateurs sont soit
décapités, soit noyés, soit pendus pendant plusieurs jours au balcon du
Château. Ces tragiques journées jettent un voile sur l’éclat d’Amboise.
Louis XIII
convertit le château en prison royale, et Louis XIV y enferme un temps
le richissime Nicolas Fouquet et le libertin Duc de Lauzun.
Napoléon Ier donna le château au
sénateur Pierre-Roger Ducos, qui faute de moyens nécessaires pour en assurer le
sauvetage, en fait démolir, entre 1806 et 1810 la majeur partie.
En 1821, le futur Louis-Philippe
en hérite et réalise quelques travaux pour le transformer en résidence
d’ été. Le domaine est confisqué après la révolution de
1848 : Abd el kader et sa suite en exil seront les derniers
résidents surveillés d’Amboise.
Des
restaurations sérieuses sont engagés à la fin du XIX e par des
architectes des bâtiments de France, Victor et Gabriel Ruprich-Robert.
Le Château est géré actuellement
par la Fondation Saint Louis (crée par le Comte de Paris).
Petites histoires et
légendes :
-Les
animaux tenaient une grande place dans la vie de la Cour. Louis XI
avait une volière à Amboise où il fit embastiller les perroquets
parisiens. On raconte en effet qu’à son retour de Péronne, où son
ennemi Charles le Téméraire l’avait attiré dans un guet-apens et fait
prisonnier, les Parisiens avaient habitué leurs perroquets à crier sur
le passage du roi : « Péronne ! Péronne ! » On
envoya à Amboise tout ce qu’on put trouver à Paris de perroquets et de
pies…
-Parmi
la dizaine d’artistes italiens que Charles VIII ramena à Amboise, il y
avait certes un architecte et un professeur de grec, mais aussi
un « more qui garde les papegaults (les perroquets). »
et un « inventeur subtil à faire couver et naître poulletz ».
Le premier élevage artificiel de poulets fut installé au château
d’Amboise.
-On
sait que François Ier ne se contenta pas de ces animaux de basse-cour.
En 1525, notamment, trois lions gambadaient dans les fossés du château.
La porte de la ville qui s’ouvrait dans la direction de ces fossés, à
l’est, conserva d’ailleurs ce nom de porte des Lions. Elle fut détruite
en 1815.
....
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