L'Architecture de cette Maison est un plaisir quotidien, un régal pour les yeux.

Tout y est à taille humaine . Les pièces ont des plafonds qui n'excèdent pas les 3,20 m de hauteur.
Toutes les salles sont confortables sans être immenses. 
Un petit nid romantique de ville, comparable aux charmants petits châteaux Renaissance...
... Une vrai maison d'amoureux... 

1er détail curieux, mais qui peut avoir son importance sur les recherches d'origines de la maison

Sa conception identique de Logis entre cour et Jardin , clos de mur aussi sur l'avant vers la ville, et de nombreuses similitudes troublantes avec l'hôtel de Cluny à Paris.
(devenu aujourd'hui, chacun sait , Musée Nationnal du Moyen-âge)
Même disposition du mur d'entrée, même emplacement de porte dans ce mur, même disposition du logis principal en L, avec un petit retour identique en dependance sur un côté court de la propriéte (à droite sur les croquis ci dessous) et  dans le même sens, même emplacement de la tour renaissance centrale, et hexagonale elle aussi, même cour pavée sur le devant, et jardin derrière et d'autres détails de façades...
Amusante similtudes , non..? .. et est ce vraiment un hasard avec autant de points communs..?


Croquis de l'hôtel de Cluny                                           Maison de l'Argentier du Roy à Loches depuis la terrasse du Chateau

Et surtout très interessant si on sait que l'actuel Hôtel de Cluny  fut reconstruit vers 1485  par Jacques d'Amboise (1440-1516), qui  fut abbé de Jummieges (où le coeur d'Agnès Sorel repose depuis 1450), avant de devenir abbé de Cluny.

La datation de Maison de l'Argentier du Roy, peut donc être recalibré autour des années 1495.... pour ces éléments d'architecture ( et les détails eux aussi retrouvés sur notre Maison).

D'un point de vue esthètique, La Maison de l'Argentie du Roy est aussi, dans son ensemble, 
un véritable petit catalogue de cette symbolique de petit Château romantique de plaisance..
tout en gardant l'esprit du lieu avec ses protections médiévales ( avec ses remparts, échauguettes, hauts murs, et ...oubliettes et souterrains secrets, qui sont là aussi , mais Chuuut...!... puisqu'ils sont secrets..). 

On peut ainsi énumérer les détails de ses caractéristiques principales  :

  • La propriété est posée sur les remparts du XII- XIIIe, qui forment le petit Fort Saint Ours adossé à la citadelle Royale .
  • Elle est entourée de hauts murs de tuffeau, côté rue.
  •  La Maison, est composée d'un Corps de Logis principal du XV- XVIe,
  • Une extension du XVIIe,
  • Une petite maison (le Gîte du Chevalier) probablement du XVe pour les murs les plus anciens (des graphitis qui ont été datés du XVe sont encore visibles sur les murs extérieurs, coté rampes) ,
  • Une extension du XVIIe et XIXe pour les cuisines,
  • Un petit colombier  XVIIIe,

Il y a , trois tours sur la Maison, et  deux sur les remparts du jardin, et toutes les cinq sont différentes ( une particularité très singulière d'avoir les 5 sortes de tours, sur la même propriété):

  • La Tour Renaissance de la cour pavée (XV- XVIe) à six cotés, est dotée de jolies sculptures de balustres Renaissance , et d'incrustation d'ardoises qui font penser aux décorations de Chambord sur ses hauteurs.(au sommet de la Tour Saint Antoine de Loches aussi, on peut voir des incrustations similaires d'ardoises en façade)
    L'Escalier intérieur est une belle et large "vis de Saint Gilles" de pierre à larges marches d'environ 1,40m. (NB: "à gauche descendant").
    Il dessert les trois niveaux d'habitation de la Maison.  Les murs intérieurs de tuffeau blanc sont piquetés. Le tout formant une masse minérale admirablement sculptée.
  • La Tour ronde côté jardin, qui pourrait avoir été une tour de service. En effet, elle dessert six niveaux de la cave au grenier, avec des entrées dissimulées dans des pièces, et un accès direct au jardin, et au colombier.
    C'est une très longue " vis de pierre", de près de quinze métres, très étroite. Les marches mesurent  60 cm de large et sont hautes de 19 cm ( NB: à droite descendant). Si l'ascension est rapide dans les étages, très pratique et vite essouflante, la descente "vous donne le tournis" à l'arrivée au bas... 
  • La jolie petite tourelle en encorbellement sur la façade jardin, au coin de deux chambres (d'hôtes),  auxquelles elle offre une inattendue petite pièce supplémentaire d'environ un métre de diamètre.

- Les remparts du jardin sont ouverts sur deux tours donnant sur les faubourg de Quintefol en contrebas.

  • Une tour de guet découverte de 3,5m de diamêtre, appelée aussi une échauguette. 
  • Une tour couverte que nous surnommons "la Maison du jardinier", parce que nous l'utilisons comme serre et abri du mobilier de jardin.  Mais il semblerait qu'elle ait été habitée. Cette jolie pièce ronde dispose curieusement d'une belle et simple cheminée en bois sculptée à l'intérieur, et d'une large fenêtre pour la clarté. La porte est aussi sculptée et moulurée du même motif que celle de la grande tour Renaissance de la cour pavée..

Origines de la Maison ( hypothèses?! ) :

La date exacte de la première pierre, sur cette propriété, nous est inconnue.
Et nous n'avons encore trouvé aucun document pouvant nous aider.
Mais nous savons que bien avant  la Maison (évaluée du XVe pour ses haut pignons et ses tours) , existait une très belle et riche construction dont nous avons (et peu de gens le savent , y compris des habitants de Loches) , dans le jardin , un extraordinaire vestige:

  • un long mur de12m , très haut, près de 5m, qui va de la Tour du jardin à la "Maison de jardinier" sur le rempart.
    Il est fort bien conservé, et est exposé plein Sud ; visiblement une ancienne façade (une large fenêtre à meneaux de pierre comblée est encore visible). Tout le mur est très richement sculpté, avec des détails incroyables de l'ordre du millimètre ...! .Une frise finement ciselée de rinceaux de feuillage, sur toute sa longueur, à hauteur d'un premier niveau.!.
    La fenêtre à meneaux, murée, s'encadre de deux pilastres à chapiteaux que l'on retrouve de chaque côté de la porte entre le jardin et le potager. Celle-ci est surmontée d'un grand ovale dont le cadre est sculpté d'oves et de feuilles d'acanthe très fines tel une orfèvrerie de pierre. Il est probable que cet occulus était ouvert sur une fenêtre. L'arrière semble rebouché de pierres de tuffeau sous la chaux d'enduit de surface.

Au centre de ce mur -façade, il y a un grand cadran solaire à stylet, constitué d'un triangle de métal. 
Il nous donne toujours l'heure exacte, grâce aux chiffres romains qui entourent un large demi-cercle de ligne de festons.
Il est souligné de sa devise latine: "Fugaces Humbra Mutatur Horas" .

De toute beauté, et sans équivalent, dans le détail, à ma connaissance ici, à Loches.
Cette façade a certainement demandé des centaines d'heures de travail à plusieurs sculpteurs artistes pour réaliser une pareille merveille. 

Il mériterait une restauration, par des professionnels de talent, et des recherches plus approfondies pour en connaître son origine exacte.
Mais une certitude s'impose :
c'est probablement le vestige d'une construction qui date d'avant le Logis actuel (plutôt fin XVe)
(d'où le petit rapport visuel avec l'hôtel de Cluny qui date lui de 1485)

Un rapport avec Jacques Coeur, Argentier du Roy...?

Autre Curiosité intéressante, et utlile  à ce stade de mon hypothèse sur l'origine du nom de la Maison :

Etant passionné de sculpture, et sculpteur à mes heures, toujours admiratif et élève, j'ai fini, par connaître les détails de ce mur, par coeur, à force d'admirer ces motifs superposés dans cet ordre bien particulier.
D'autant que toutes ces dentelles de pierre, pleines de minuscules détails, fascinent quand on connaît les contraintes terribles pour ceux qui ont sculpté ce chef d'oeuvre.
Les risques de destruction au moindre geste malheureux, pouvant gacher tout le travail,  pendant la taille. 

Aussi ... quel hasard étonnant ..... lors d'un reportage archéologique, de noter, curieusement, la même richesse, le même style, et quasiment les mêmes enchaînements de motifs de cette frise, sur un autre monument dont l'éloignement de Loches, est tout simplement incroyable....!

Ce vestige est celui dit de " la bibliothèque de Celsius"  sur le site d'Ephèse , en Turquie actuelle.
Endroit extraordinnaire .qui a abrité une des 7 merveilles du monde.! (le temple d'Artemis).. rien moins  que ça... et auquel Éphèse doit, entre autres vestiges, une grande part de sa renommée.


Comparatif des 2 sites
(à gauche, Le mur de la Maison de l'Argentier du Roy, à loches, à droite la bibliothèque de Celsius à Ephèse)
    

     

Ephèse , n'est qu'à quelques kilomêtres de l'île de Chios,

L'île de Chios...

(pour l'anecdote, est l'île ou Homère aurait écrit les deux poèmes les plus connus de l'histoire du monde)
(Elle est aussi l'île où Jacques Coeur est mort le 25 novembre 1456, en combattant les Turcs, alors qu'il était mandaté par le pape Calixte III, pour des missions diplomatiques avec les pays du Levant).

...Elle était surtout le premier port après la traversée entre Athênes et l'Orient, et un point de repli, ou de halte pour connaître la situation sur les terres du Levant avant d'y accoster.
Ephèse serait donc sur la route logique de Jacques Coeur pendant ses périples aventureux de cette époque sur la route de Damas.
Pays du Levant que Jacques Coeur connaît bien, pour y avoir fait le plus gros de sa fortune, sur des opérations de change sur le rapport des métaux précieux différent entre Occident et Orient. 
(Il échangeait, dans les 2 sens,  l'argent, produit en grande quantité en France,et de valeur moindre que l''or, contre de l'or en Orient où le souci inverse -peu d'argent et beaucoup d'or- achetait l'argent à bien meilleur cours . 
Après plusieurs aller-retour, il était ainsi devenu richissime, au point de se monter une "petite flotte" de plusieurs navires pour "industrialiser" ses échanges avec l'Orient.

Il y a peu de temoignages sur Jacques Coeur , de 1418 à 1432.
A part ses démêlés avec Ravau le Danois, Maître des monnaies de Bourges, avec qui Il est accusé d'avoir fabriqué en 1427, des monnaies "faibles en argent".
Si on sait qu'il sera gracié par le roy, contre 1000 écus d'or d'amende, en 1429, beaucoup de questions se posent, encore....
En 1427, il était à Bourges aux monnaies, mais suivait-il Charles VII à Loches...? ...Etait-il présent aux rencontres avec Jeanne d'Arc, à Chinon, et à Loches après la prise d'Orléans..?
On sait qu'après son jugement de 1429, il se tourne alors vers le commerce international en formant une société avec les frères Godart.
Il se rend en Egypte, en Syrie, concurrence les riches Pisans, Vénitiens et autres Gênois par son audace, et son génie des affaires.

   Vitrail  de sa "grand'Maison" à Bourges, dit "Palais Jacques Coeur".

Pour sa flotte de navires, iI obtient le monopole d'importation des épices et marchandises vers les ports musulmans.

Des écrits certifient qu'il est revenu de Damas en 1432, où il a été vu par un écuyer de Philippe le bon , pour devenir, en Europe,  le très grand marchand que l'on connait.
Prospère au point d'établir des liaisons régulières avec l'Orient, lui donnant fortune et pouvoir, d'être nommé Argentier du Roy, et annobli en 1441.

Durant cette période, XVe, et on sait qu'elle fut l'apogée du commerce International, le maintien d'une activité commerciale sur le site d'Ephèse, est  indirectement attesté par les historiens,.
Avec l'existence d'un atelier de frappe monétaire, qui y produisait , plus particulièrement, un monnayage d'argent en 1431 sous Murad II, et de Mehmed II tout au long de son règne.
Qu'une communauté chrétienne sur place rendait possible les contacts et le commerce avec les marchands d'occident.
Ephèse, était donc un port de commerce, au début du XVe,  directement sur la route  vers Damas, d'où les marchands d'Europe ramenaient des trésors, des étoffes, qui firent leur fortunes dans les cours royales.

L'hypothèse que Jacques Coeur, grand amateur d'art, de luxe, et de tissus de qualité y soit passé entre 1429 et 1432,
historiquement, géographiquement, de par ses centres d'intérêts commerciaux... est donc plus que plausible.

Cyriaque d'Ancône, lui-même,
(un marchand Italien, qui se croyait investi d'une mission : sauver les antiquités condamnées à disparaître, et qui créa un nouvelle mode du renouveau classique.... un peu comme le furent des Bossuet, Propère Mérimée, et Violet le Duc à la fin du XIXe, qui firent prendre conscience a leurs comptemporains, des merveilleux chefs d'oeuvre en péril à sauver , re-créant ainsi un nouvel élan , en relançant à travers l'Europe , le neo-gothique)
Cyriaque d'Ancone a laissé des notes, et de nombreux croquis ,  dès 1430 sur cette bibliothèque de Celsius. ..  même s'il était  marchand-voyageur, est reconnu pour s''intéresser souvent  plus à l'archéologie qu'au commerce.
Ephèse était une des plus anciennes et des plus importantes cités grecques d'Asie Mineure,  au Ve millénaire av. J.-C., la première de Ionie, dont les origines remontent à la très haute antiquité .
On sait qu'il a pris de nombreuses notes, et établit des centaines de croquis, dont les motifs antiques furent apposés sur les momuments de la renaissance italienne des arts, de l'architecture, inondant pendant plus d'un siècle toute l'Europe de cette influence de Renaissance, .

On a coutume de dire ( à tort)  que la Renaissance en France a commencé avec François 1er , début XVIe, après Marignan et son "pillage" d'artistes italiens durant ses campagnes d'Italie.  Mais de nombreux exemples de monuments de ce style étaient déjà construits chez nous, depuis plusieurs années ... au premier quart du XVe.

Ma possibilité de scénario ...toute personnelle ...et sans preuve réelle, dans ce possible résumé: .. ?

Pendant ses retours en ce Royaume de France, qui accelère le pouvoir du jeune Charles VII, (qu'il connait déjà, pour l'avoir cotoyé à Bourges pendant ses deserrances de "petit roi de Bourges").

Dès les premières conquêtes de Jeanne d'Arc, Jacques Coeur édifierait un atelier monétaire au plus près du chateau du jeune Roy, à Loches.(ou une annexe d'"argenterie", sorte de magasin de luxe de l'epoque, la plus proche n'etant qu'a Tours)
Pour le style de ce bâtiment important, il s'inspirerait de la riche architecture qu'il a vu en Orient, et qui, déjà commence en Italie à être très à la mode parmi les élites qui commandent aux artistes, ce néo-classicisme architectural., qui sera appelée Renaissance Italienne. La mode est son lien principal avec Agnes Sorel, pour qui une amitié certaine, et un gout des belles choses les raprochent du Roy, qui va en faire son Argentier en 1441.


Essayons d'étayer en 10 bonnes raisons:

1 - Le style et l'architecture de la maison est du XVe ...plutot mi- XVe, mais ce mur était là bien avant....donc au minimum, début XVe.

2 - On peut logiquement penser qu'un argentier du Roy,  dans la ville où Charles VII et Agnes Sorel sont les personnages les plus présents,  ne peut être que Jacques Coeur , leur contemporain. 

3 - En 1429, Jacques Coeur, comptait 29 ans, un âge "avancé et responsable" pour l'époque; il était déja dans l'entourage du Roy( 26 ans). Jacques Coeur s'était marié en 1418, avec la petite-fille du maître de la monnaie de Bourges qui l’introduisit rapidement à la cour du "petit roy de Bourges" . Il battait sa monnaie à Bourges en 1427....S'occupait-il déjà de battre sa monnaie, aussi à Loches...?...en 1429.

4 - On sait avec certitude qu'il y avait un atelier monétaire à Loches jusquà 1431.




5 - Jacques Coeur, influença à lui seul les modes, les échanges commerciaux internationnaux et artistiques qui firent sa très grande fortune, et marqua ensuite, le grand essor de la RENAISSANCE , cette charnière importante entre le Moyen-âge, et l'époque des temps modernes .

6 -  Le terme "Maison de l'Argentier du Roy "aurait donc un rapport avec la monnaie, et plus précisèment le lieu où existait l'atelier monétaire, de Jacques Coeur. (ou une annexe d'argenterie)

7- Le petit fort Saint Ours est ici,  l'endroit sûr et idéal, pour le contexte défensif. Il est logique de penser que le Roy veuille garder au très près de lui , de son château, et de sa meilleure protection armée , un atelier monétaire qui battrait sa monnaie et son trésor, surtout dans ces années 20, où Jeanne d'Arc n'avait pas encore vaincu  toutes les menaces qui pesaient sur lui, constamment.

Voici mes pièces en billon , de 22,5mm, appelés "blancs au K ou  "des gens d'armes" .qui furent battues dans l'atelier monétaire de Loches de 1422 à 1431.
                                                                                                      

8 - Hyper protégé par ses remparts, les portes fortifiées et gardées de soldats en armes,  de "Quintefoux" , auprès de la porte du fort Saint Ours, et celle de Chatillon (anciennement au pied des actuelles "rampes", avant l'effondrement du 21 mai 1738) directement accessible, puisqu'au pied de la "Maison de l'argentier" .

9 - Pour la haute protection.?... l'accès par les marais et l'Indre rendait aussi cette partie de la ville naturellement protégée.

10 - Qui plus est, la fuite était toujours possible par les souterrains, que nous avons sous la maison
(avec des galeries renforcées de lourds piliers de pierres et d'arches maçonnées, avec portes et serrures..!!)
 et qui partent vers le château.
Il était ainsi, rapide de mettre un trésor à l'abri, dans le dédale des galeries sous le château....

CQFD.

Par un autre raisonnement, les décorations de ce mur sont trop exceptionnelles, et peu crédibles pour un bâtiment qui n'aurait pas eu une importance notoire de la vie de l'époque.
Pour La Chancellerie, l'Hôtel de ville et la Maison du centaure du Centre ville de Loches, les sculptures sont moins ouvragées que ce mur en dentelle sculptée au millimètre...! 

Si, avant son retour définitif d'Orient, en 1432, Jacques Coeur a commencé à structurer fortement ses réseaux commerciaux et rapprocher ses ateliers de monnaie des mines d'extraction d'argent du Sud de la France, il est envisageable d'imaginer qu'il ait fait fermer l'atelier monétaire de Loches et d'abandonner cet emplacement, en 1431. 

Le début de la construction d'une maison, "simple",  dès 1432 , en gardant ce magnifique mur de façade sculpté, et pourquoi pas pour Jacques Coeur, lui même, anobli en 44 et officiellement Argentier du Roy en 41, pour rester auprès du Roy, et d'Agnès Sorel, lors de ses passages à Loches.

Ajoutons qu'il y a aussi des similitudes de style (logis entre rue,cour pavée , et jardin, Tour centrale d'honneur, etc;)   et d'organisation (deux escaliers : un d'apparat et un de service,) entre la maison de Loches, très austère pour l'époque,  et la "grand'Maison" en beaucoup plus fasteux, que Jacques Coeur s'est fait construire, plus tard,  édifiée entre 1443 et 1450,  à Bourges dit "Palais Jacques Coeur"


... (et qu'il ne verra jamais terminée..) pour une part à cause de sa disgrâce et de la conspiration montée contre lui pour le discréditer aux yeux du Roy, en l'accusant (avec l'aide de "ses amis politiques" de l'époque) de l'empoisonnement d'Agnès Sorel.....
         .

...Une idiotie élémentaire, puisqu'elle est sa meilleure cliente, et ...surtout sa meilleure "représentante commerciale"...! auprès des dames de la cour, ou elle "lançait" les modes....

  • Je vous accorde que cela fait beaucoup de "si.."
    Mais.... cette logique toute personnnelle, même si elle est étayée sur des coïncidences, des observations, et des similitudes historique...n'en est pas moins crédible... Il y a de troublantes particularités pour cette époque précise.
  • Je vous laisse juge de l'opinion à en tirer..
    (en attendant qu'un érudit charitable ne nous ressorte des archives profondes, une meilleure ébauche de réponse certifiée.)


     


    un cadre enchanteur