Histoire de la
Maison de l'Argentier du Roy
( la vraie, et ses
trésors cachés...)
De nombreuses parts de mystère, mais
quelques bonnes pistes...
Préambule
Il n'est jamais simple de connaître
l'historique complet de ces très anciennes Maisons.
Surtout si elles ne sont pas vendues avec des archives complètes.
Les
changements multiples de Noms de Famille, les aléas de vie,
les guerres, les successions difficiles et, les vendeurs pressés ont fait
que la chaîne du savoir s'est certainement brisée à plusieurs moments
de cette histoire.
Mais en commençant par notre époque , avec nos
investigations multiples, durant ces 9 dernières
années, nous pouvons commencer à remonter ce temps . Il y
a encore des périodes d'ombres, mais qui sait...?.
.. Nous étofferons , au fur et à mesure, cette (petite) base de données
.
(séquence "bouteille à la mer"
: peut-être serez vous, lecteur, concerné par un des noms figurant sur
cet essai, peut-etre même aurez vous des documents sur un quelconque
rapport avec la Maison dans votre famille... Internet est tellement
utile et simple, pour ces échanges ...Merci par avance, de nous
contacter)

Trouver des indices, nous
débrouiller seul et essayer cette synthèse de son
histoire ....
Pour notre
part, une transaction rapide, avec des interlocuteurs peu
"loquaces"...en seulement deux rencontres, suivies
d'un passage presqu' "entre deux portes", chez le notaire, ne nous ont
pas vraiment aidé à connaître les détails déjà connus de
l'histoire de la Maison.
Mais heureusement, les livres, et le
hasard amusant aide parfois, comme cet échange fortuit et si aimable,
sans nous connaitre, avec un ancien résident de la maison, rencontré
sur un site d'enchère internet, alors que nous nous ...disputions
l'achat d'une carte postale ancienne ... du petit fort Saint Ours...!
Grâce aussi aux..dizaines de livres, dénichés chez un ami bouquiniste,
ou lors de brocantes dans la région .

Une
source importante aussi d'informations historique , grâce aux livres
d'un Instituteur érudit local, Mr André Montoux qui édita dans les
années 60, une encyclopédie des "vieux logis de Touraine"..et où La
Maison y figure en bonne place... d'ailleurs Mr Montoux et le
propriétaire de l'époque se connaissaient bien.
A
partir d'Aujourd'hui....et en remontant le temps
- 2009 : Ouverture de 3 chambres d'hôtes, :
- la Chambre "Belle Epoque "
- la Chambre / Suite "Jacques Coeur"
- notre "Suite du Chevalier" ,louée à la semaine en Gite selon les demandes de réservations
- 1984 - 2001 :
Mr
L. ingenieur parisien, natif de Touraine, dont les
parents ont habité la Maison juquà la fin des Années 80. La Maison
restant durant les années 90, une Maison de campagne très
occasionnelle.
- 1937
-1961 à 1984 :
Louée par un marchand de tableaux parisien, Mr J.O, à la veille de la
guerre. Sa Famille s'y abrita durant celle ci, puis acheta la maison
dans les années 60. Une vraie vie de maison de famille, durant ces
presque 50 années. De nombreux peintres aussi, y vinrent en
villègiature, dans un appartement qui leur était réservé (aujourd'hui,
nous l'avons transformé en la Chambre -suite Jacques Coeur). Il reste
une signature de l'un d'entre eux sur une poutre du grenier,
GENIS datée 62. La maison a hebergé un maire et conseiller général, Mr
M.G. médecin, de 76 à 83 , et Mr A.L.G. , un futur conseiller de
Paris.
..... ... ..... 
- 1921 à 1961:
La Maison a suivi 2 successions de la Famille
Daigremont
- de 1921 à 1938, achetée par Désiré Daigremont
(qui l'a peut-être habité?), à son fils Jean Felix Daigremont qui la
loua, de 1938 à 1959, et la
laissera à ses 2 filles en 1959, qui la vendront en 1961 .

- 1825~ à 1921
:
Famille
Lhéritier de Chézelle. Quelques détails sur la vie de la Maison, durant ces
100 années, la
maison aurait été louée de nombreuses fois durant cette période
- Les descendants actuels de la Famille
Lheritier de Chezelle, nous ont donné une copie d'un courrier datant de la fin du XIXe,
relatant assez précisement , l'organisation des pièces de la Maison à
cette époque, nous donnant de bonnes informations sur les éléments qui
sont encore pésents; pour exemple , le très ancien "potager" en tuffeau
de la cuisine, et la bibliothèque du 1er étage qui sera bientot notre
chambre " Balzac" ,avec sa vue sur la vallée de l'Indre..
- 1906 La Maison a servi de cadre à un
roman du début du XXe , où la Maison y est décrite en détail, notament
une scène s'y passe devant le
cadran solaire du Mur très ancien ciselé de pierre du Jardin : "Rêver
et Vivre" de Jean de La Brète aux éd.Plon(env.1910)
-1916 - > Un grand merci aussi à Jacques Charpentier
pour son témoignage
recent:
"mes
grands-parents Etienne et Jeanne Coyreau des Loges, venant
de Blois après leur mariage en mai 1910, ont habité votre maison entre
les
dates certaines suivantes : avant juin 1911 (date de naissance de
ma mère
née dans la maison) et au moins jusqu'en juin 1917 (date de la
naissance
de leur fils Robert né aussi dans la maison). En décembre 1920, la
famille avait
une nouvelle résidence à Bourcefranc (Charente Maritime)." et de nous envoyer gentiment 2 photos , dont
celle qui sera désormais la plus ancienne photo de la Maison (pose de
Famille dans le jardin - 1916)
.1846 - > .un
détail amusant aussi: durant nos travaux dans la petite dépendance qui
allait devenir le gite du Chevalier. Au moment d'enlever de très
vieille boiseries pour les nettoyer et les restaurer, nous avons
découvert un document caché, roulé entre 2 planches. Ce
document date de 1846, et est signé d'un François Haunet.
-
. et d'environ 1800-1820..
cette toile, "Jeanne d'Arc à Loches", actuellement au Musée des Beaux
Arts de Tours, de Millin Duperreux ,qui nous donne de précieuses
indications sur l'architecture de la Maison à l'époque.

On y remarque un pignon sur la rue saint ours (disparu pour un toit à 3
pans désormais),
et une petite tour carrée sur le coté de ce pignon
(disparue aussi aujourd'hui, .... on pourrait penser à l'imagination du
peintre qui aurait voulu ajouter des tours à cette Maison qui déjà, l'a
marqué, au point d'en faire un élément important de sa composition de
tableau)
Hé bien non ..., on retrouve bien des traces de cette tour carré,
dans et sur la Maison dont des traces subsiste à tous ses niveaux
:
départ
de cave, office de cuisine, salle de bain de chambre et grenier).

Sur
le (son) pan , coté rue, nous avons même retrouvé en réparant un dessus
de fenêtre de la petite salle de bain, du 1er étage, pendant le
ravalement de cette façade, ....et sous un amas de débris de chaux et
de brisures de tuffeau, ce superbe "linteau à vousseau" ,
élément architectural médiéval daté par Violet le duc , d'environ fin
XIVe - debut XVe. On note aussi sur cette photo le désordre des
enchainements de pierre à sa droite, qui laisse comprendre des
changements de volumes d'antan. ...et les traces évidentes de cette tourelle carrée..!
La fenêtre et son cadre de volet ajouté probablement fin XIXe, (et même
pas d'applomd..!) sour un linteau de chêne .... laisse entrevoir la
jolie ouverture fine et élancée qu'il devait y avoir dans cette
tourelle.

-
1750
à 1825~ La
Maison devient la résidence de Jacques Grellet de Plaisance, Chevalier
de Graleuil, seigneur de Plaisance, capitaine au régiment de Brie . Ce
gentihomme émigra à la révolution et fut condamné à mort. Sa femme,
Antoinette de Touvelot, obtint d'office le divorce le 17 avril 1793 .
Mais celui -ci fut annulé à son retour en France , en l'an VIII, et
Jacques Grellet mourut à Tours, en 1823; Sa veuve vendit quelque temps
plus tard, la demeure à la Famiille Lhéritier de Chézelle.

Petite
déduction personnelle: Il était astucieux,
de demander un divorce en pleine période trouble de terreur
révolutionnaire,
pour cette "citoyenne" qui pouvait ainsi garder ce petit château pris à
"l'Aristocrate" fuyard... !...en compensation financière....
... Et ainsi le
sauver de certains "sauvages révolutionnaires" pour qui il
fallait couper , Têtes "d'Aristos", ...et les hauts
de tours de leurs châteaux .
... Si c'était une manœuvre ,
(et l'annulation du divorce au retour du Chevalier en l'an VIII peut
le laisser penser), elle a bien protégé la Maison des dégradations.
La tête du gisant d'Agnès Sorel en
marbre blanc, au Château Royal de Loches, a eu moins de
chance....martelée de coups de crosses de fusil, au point d'être
gravement détruite, par des enragés révolutionnaires.
-
..idem pour le fronton sculpté de l'entrée de l'Abbatiale, détruit en partie à coup de marteau...
- XVIIe siècle
:
On note sur cette carte de géomètre fin XVIIe,
que l'extension de la Maison qui abrite désormais la chambre "Jacques
Coeur " n'était pas encore construite. On peut penser que sa
construction est postérieure à 1764 ou "les rampes " furent
terminées, et construites sur l'ecroulement du rempart de 1738
.Probablement, quelques mouvements de sol ont fissuré ce coté de la
Maison, et sa tourelle en encorbellement, cette extension et un "coin
de pierre" supporte désormais la tourelle en encorbellement totalement
stable désormais.
- XVIe au
XVIIe siecle : La Maison est
passée dans la
Famille des Grateloup (sans précision de dates..)


- au XVIe
siecle : la Maison fut habitée
par une
Famille Gautier, dont un des membres fut Maire de Loches en 1576

- XVe
? ::
On peut dater la construction de la Maison (en tout cas pour les
parties Renaissance (Tour ronde du Jardin, tourelle en encorbellement
du jardin , corps de logis, et escalier a vis de la cour hexagonal)
entre 1500 et 1575 (puisqu'on sait qu'elle fut habitée en 1576 par Gautier, Maire
de Loches) , ce qui situe aussi aproximativement. l'époque ou les
Maisons en pierre ont été généralisées pour remplacer les maisons a
colombages , trop fragiles au feu, des incendies, des guerres,
d'attaques de la ville... dans un
quartier historique, sur les remparts, et dans le Petit Fort Saint
Ours, quartier clos et fortifié qui abrite plusieurs maisons de
notables et proches du Roy (Maison de l'intendant du roy, maison de
l'ecuyer du Roy , Maison de l'Argentier du Roy) ...
- Si nous
n'avons, à ce jour, aucune information précise, et vérifiée, sur les
origines exactes de la date construction de la Maison et de son
nom..."Maison de l'Argentier du Roy".
Grace aux détails architecturaux de
certains éléments de la maison, bien particuliers, et retrouvés ,
re-découverts avec bonheur et surprise, lors du grand ravallement que
nous avons fait minutieusement, nous-mêmes, des façades, ous
avons retrouvé des éléments qui s'additionnent à ceux qui paraissaient
un mystère avec le reste de la Maison.
Sous du mortier de chaux et de debris de tuffeau, sur les hauts de
murs, nous avons retrouvé , des moulures à colonnes cannelées, des
metopes, et un linteau de fenêtre à vousseau - typique fin XIVe
d'après Violet le Duc - , au plus tard, debut XVe.
On peut faire des hypothèses sérieuses basées sur la logique...
chronologique, pour essayer de comprendre l'évolution du lieu, depuis
bien avant la contruction de la Maison, et arriver à ce mur exceptionnel , du
jardin ..!!!
et son rapport avec Jacques Coeur,
seul argentier du Roy, dans
l'entourage de Charles VII, au XVe siècle...?
Vous trouverez une piste personnelle de scenario,
plausible, en
suivant ce lien Architecture de la Maison de l'Argentier du Roy)
-
XIVe..? :
et avant... les rares archives
de cette époque, dans un language quasi
-hermétique, n'ont été vraiment étudiées , que pour les
moments les plus importants de l'histoire locale.... et il y a
peut-etre quelque part , dans des livres tres anciens , des débuts de
reponses...
-
On sait
pourtant avec certitude, que cette partie Orientale de la Ville de
Loches fut l'endroit ou vint s'établir en 491, Ursus de Cahors connu
sous le nom de Saint Ours, qui y implanta un monastère et fit
construire un moulin sur l'indre.
Les moines étant des
batisseurs, mais aussi protecteurs, il n'y a nul doute que ces berges
et ses flancs de coteaux ont été utilisés, creusés, exploités....
aménagés en lieu de repli, de défense, et de protection des personnes
et des biens.
Il y a nombre d'autres cas dans la région ou il a été
découvert de véritables villes sous terre, avec des pièces de
vie, pourvues aux entrées de pièges , de fosses, et de défenses
multiples pour garantir aux protégés, une survie, et un repli
d'urgence, le temps de laisser passer , voire de repousser les
assaillants....Survivre..!... échapper et de se garantir un abri de
plusieurs semaines sous terre, parfois.
Rappelons nous que ces
contrées, étaient très convoitées et aussi régulières qu'étaient les
guerres et invasions entre puissants, les pillages et autres
exactions que se livraient entre eux aussi les brigands et bandes de
routiers, rendant le quotidien constament dangereux dans ces périodes
troubles de l'histoire du moyen age...
Loches étant un lieu de passage
obligé entre les 4 points cardinaux de flandres à l'espagne et de la
bretagne a la bourgogne, on imagine les craintes permanentes des
habitants de ce "carrefour" naturel.....traversé par des "bons" et des
méchants..
-
Nous
aurions donc probablement beaucoup à apprendre aussi, de fouilles à
faire dans nos souterrains "secrets" qui doivent pour les plus anciens
dater de cette époque.. Nul doute qu'ils aient été d'importance
certaine, d'après certains détails logiques : par leur profondeur, leur
forme de taille et les etonnantes arches de soutient monumentales qui y
retiennent les voutes et appuis de mur , entre les passages de pieces
en pieces... car il y a plusieurs grandes pieces
d'une trentaine de m² chacune...... pour ce que l'on en voit, dejà
déblayées.....!... de la terre et des cendres mêlées, ainsi que des
débris de construction, probablement de la Maison, au XVIe , laissent à
penser que les restes d'ancienne Maison a colombages brulées y ont été
jetés avant de construire l'actuelle Maison.
Beaucoup
de mystères dans ce royaume du silence ou il faut descendre 15 m sous
terre, par des escaliers aussi étroits que superbement assemblés, aux
marches hautes de pierre dure, avec des arches en plein cintre de
pierre qui maintiennent les poussées de terre de chaque coté de ce
boyau. Un tel travail fait par des hommes, ne peut avoir été fourni
pour une simple cave....
De plus, il y a des prolongements en
couloir inexplorés, et encombrés pour certains , vers le Chateau et
sous la collegiale, qui devraient nous en apprendre certainement
beaucoup sur les origines de cet endroit....et puis .... Certaines portes de
pierres (avec clés de voute, et cintre) ont été murées à certains
endroits.....et ... dans une petite piece, on retrouve un acces au puit
de la cour, qui a été refermé, avait-t-il été amenagé pour tirer de
l'eau fraiche depuis ces profondeurs, ...ou pour sortir...?.
Mais
arretons là, ce descriptif, et ces déductions, (pourtant logiques...),
passionnantes , et passionnées, dont nous débatons régulièrement avec
nos hôtes, sous le sceau du "secret".... !!!... pour d'autres détails
encore plus étonnants.....
Pour l'anecdote, un ami Americain, (d'environ 80 ans), dynamique entrepreneur dans son ex- vie professionnelle, avec
qui nous en parlions devant un verre de Vouvray, et pour lequel, nous
avions tous noté, y compris ses enfants et petit enfants
l'accompagnant, son interet et son oeil "d'enfant" briller tout
au long de nos hypothèses de ces souterrains, en rapport avec l'histoire de notre
ville.
Il m'a pris par le bras au matin de leur départ, pour me
proposer, en aparté........ de monter une expedition aux Etats Unis,
avec financement et équipe spécialisée, pour organiser des fouilles
avec "le puissance americain" (en français dans le texte..!)... nous
avons décliné l'offre, pour garder encore un peu de mystère, plutot que
de tout détruire, pour continuer à garder nos fantasmes de trésors cachés... !........... Le rêve n'est il pas plus charmant que
la deception..?..... :-)) ...... Mais,
bon...... Qui sait..?

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